Quel avenir pour le modèle pay to win ?

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La logique du pay to win
La logique du pay to win

Quel avenir pour le modèle Pay to Win ?

Comme vous le savez sans doute déjà, le jeu Star Wars Battlefront II est sorti. Et même l’expérience qu’il propose plait énormément aux joueurs et à la presse, Electronic Arts l’éditeur du jeu s’est retrouvé au centre d’une tourmente qui n’a rien à voir avec le gameplay.

Effectivement, le jeu propose aux joueurs d’acheter (avec de l’argent réel) des coffres de récompenses permettant d’améliorer et récupérer de l’équipement. Juste ici, me direz-vous, rien de nouveau. Si ce n’est que Star Wars Battlefront 1 ne s’appuyer pas sur cette mécanique de « Pay to Win ».

De nombreux jeux très plébiscités permettent également d’acquérir des équipements ou des améliorations cosmétiques en échange d’un certain temps de jeu ou même contre de l’argent, sans avoir pour autant été inquiété par l’ire des joueurs.

Le Pay to Win, un enjeu politique ?

Mais à la différence des autres jeux, SW Battlefront II a non seulement provoqué la colère des joueurs, au point qu’EA décide de plier face aux demandes de la communauté, mais a aussi suscité l’intérêt de la caste politique.

Le Pay 2 win selon EA
Une spécialité EA

Ainsi la Belgique, le gouvernement local d’Hawaii ou encore l’Australie se sont officiellement inquiétés de la présence de « lootbox » dans les jeux. Et d’ajouter que de telles pratiques intégrées dans un jeu dérivé de la saga Star Wars, confinaient au jeu de hasard. De facto, ce genre de procédé pourrait être interdit à la vente aux mineurs (selon les pays), de quoi grandement inquiéter les éditeurs de jeux vidéo.

Faire des efforts ou sortir la CB ?

Mais cela met également en lumière les contradictions du monde du jeu vidéo. Faut-il continuer à proposer du contenu additionnel (DLC) et des objets rares grâce à des achèvements ? Un système de récompense, finalement basé sur le temps d’investissement du joueur, ou au contraire se baser sur la force d’achat d’un joueur, c’est-à-dire continuer après l’achat d’injecter de l’argent dans le jeu.

Et évidemment ce système joue contre les joueurs ne souhaitant investir une somme excédant le cout original du jeu. Ce problème est d’autant plus visible qu’il touche des jeux proposant un gameplay multijoueurs en ligne et qui exacerbe les déséquilibres de force selon le fait que vous ayez décidé de dépenser de l’argent ou non.

Et donc ?

Ce système économique, très largement rencontrer dans les jeux mobiles (les fameux freemiums) s’est démocratisé sur les jeux consoles et PC, au point d’alerter certaines associations de joueurs, mais également

les organes gouvernementaux.

Les DLC participent également à la dimension Pay to Win ?

Si l’on peut douter que les éditeurs renoncent totalement à ce genre de transactions, il est probable que certaines législations se durcissent quant aux classifications des jeux et que (par exemple) leurs quote PEGI  (Pan European Game Information) soient impactées. Comprendre que certains jeux proposant des achats in game, soient relégués au niveau de jeu de hasard et donc classé dans cette catégorie. (interdit aux moins de 18 ans)

Et vous qu’en pensez-vous, une législation en rapport aux achats in game vous semble-t-elle possible ?

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