Tyranny: faire le bien, c’est has been !

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Tyranny: faire le bien, c’est has been !

Quand on parle de RPG isométrique, le gamer averti pensera forcément à la très bonne série des Baldur’s Gate (BioWare). Et avec raison ! Cette série a marqué toute une génération avec ses modes de combats pause/actions et sa narration immersive et travaillée. Annoncé comme enfant spirituel de cette illustre lignée, Tyranny a pour objectif de dépoussiérer un style de jeu ayant disparu de nos bibliothèques vidéoludiques.

Combattre le mal ?

Ou pas ! C’est justement l’une des grandes forces du jeu : votre avatar (homme ou femme) est au service du tyran ultime Kyros (le méchant ultime à des origines grecques visiblement). Vous êtes un juge rattaché à Tunon le Conciliateur et vous êtes dépêché avec les deux armées du chef suprême (le Chœur Écarlate et les Disgraciés) pour conquérir en son nom la dernière parcelle du monde n’étant pas encore tombé sous son joug.

Donc oui, votre avatar est du côté des méchants et peu importe s’il est d’origine modeste, un voleur ou même un noble, votre sang froid et vos capacités martiales vous ont propulsé dans les petits papiers de Tunon. Grand bien vous en face, car vous allez avoir du pain sur la planche pour conquérir la dernière contrée des Tiers, récalcitrante à l’autorité du chef suprême.

Tyranny
Oui, rien, ni personne ne doit résister à votre autorité !

Ma parole fait loi

Dès l’introduction, vous êtes propulsé dans une phase de « conquêtes ». Celle-ci vous permettra de poser les bases de l’univers que vous allez arpenter. Vos décisions influeront sur la façon dont sont conquises les terres et sur l’équilibre des forces des deux armées. Et si certaines des décisions vous paraissent difficiles à prendre, n’oubliez pas, en tant que « scelleur du destin » votre parole fait loi.

Peur, colère et loyauté

Plusieurs jeux dans lesquels vous pouvez incarner le Mal, contrebalancent vos mauvaises actions avec des malus. Ce n’est pas le cas de Tyranny qui offre une expérience assez unique. Inspirez la peur, la colère ou la loyauté et cela influencera sur le déroulement de l’histoire et les interactions possibles, mais vous n’aurez pas à craindre des prix plus élevés chez un PNJ !

Tyranny
C’est la dernière fois que tu portes les mêmes chaussures que moi !

Et le combat alors ?

Ici, on est en terrain connu, puisqu’il s’agit d’un RPG type action/pause, vous permettant de planifier vos combats. Lors de la personnalisation de votre personnage, vous aurez la possibilité de lui affecter deux capacités martiales, utilisables à tout moment en combats. Cela offrira une teneur dynamique à ceux-ci, vous permettant d’utiliser la magie ou une épée à deux mains pour mater vos ennemis et leur envie de rébellions !

Ça dit quoi à la fin ?

Si le système de combat ne réinvente pas la roue et est parfois répétitif, le temps passe vite et le jeu ne demandera pas plus de 25 heures avant d’arriver au final. Fort heureusement,  la grande variété de choix et de décisions vous poussera à tout recommencer !

La gestion des choix et de la moralité est intéressante, presque inédite, d’autant plus que chaque joueur suit une histoire quasiment unique. Et puis malgré ses quelques faiblesses (trop court, un peu répétitives), il faut reconnaitre que faire le mail, ça a du bon.

 

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